14 ans d’Oulaoups : ce que l’évolution de la communication digitale m’a appris

Quand j’ai créé Oulaoups, Instagram commençait à peine à se faire connaître en France, TikTok n’existait pas, Canva non plus et personne ne demandait à ChatGPT de préparer son calendrier éditorial.

Autant dire que le paysage de la communication digitale a quelque peu changé. 😉

Pourtant, en préparant les 14 ans d’Oulaoups, je me suis rendu compte d’une chose assez paradoxale : les outils ont énormément évolué, mais les difficultés rencontrées par les professionnels de la communication sont finalement restées assez proches.

Le manque de temps. Le manque de méthode. La multiplication des outils. L’impression d’avoir toujours quelque chose de nouveau à apprendre. Et cette éternelle question : par quoi commencer ?

C’est justement l’une des raisons pour lesquelles j’ai créé Oulaoups.

Avant Oulaoups, j’étais moi-même chargée de communication

Avant de devenir formatrice, j’étais de l’autre côté. Pendant plusieurs années, j’ai géré la communication digitale de différentes structures : sites internet, réseaux sociaux, newsletters, création de contenus, photos, supports de communication, référencement naturel, statistiques… Le fameux couteau suisse de la communication.

Comme souvent dans les petites et moyennes structures, il fallait gérer beaucoup de missions avec un temps et des moyens limités. Je connais donc très bien cette sensation d’avoir une to-do list qui ne se termine jamais, de devoir acquérir de nouvelles compétences en permanence et de voir arriver un nouvel outil alors qu’on vient à peine de maîtriser le précédent.

Lorsqu’on manque de temps, la priorité devient rapidement de produire : publier le post, envoyer la newsletter, mettre à jour le site, créer le visuel, tourner la vidéo… On enchaîne les tâches et on finit parfois par perdre de vue la question la plus importante : pourquoi est-ce que je fais tout cela ?

Avec le recul, ce qui m’a probablement le plus manqué à cette époque, c’était de pouvoir me former. Pas pour devenir experte de tous les outils — c’est impossible et surtout inutile —, mais pour comprendre ce qui était réellement important, savoir quoi prioriser, acquérir de bonnes méthodes et concentrer mon énergie là où elle pouvait produire des résultats.

C’est en grande partie de ce constat qu’est né Oulaoups, avec une conviction qui n’a pas changé : une bonne formation ne doit pas simplement transmettre des connaissances. Elle doit permettre de mieux travailler ensuite et d’obtenir des résultats concrets sur le terrain.

14 ans plus tard, la communication digitale s’est encore complexifiée

Le métier n’est pas devenu plus simple, bien au contraire. Aujourd’hui, les personnes qui gèrent la communication d’une entreprise doivent toujours s’occuper du site internet, des newsletters et des réseaux sociaux, mais la liste des compétences attendues s’est considérablement allongée.

Il faut comprendre les évolutions de LinkedIn, Instagram ou Facebook, construire une stratégie, créer une ligne éditoriale, rédiger, produire des visuels, tourner et monter des vidéos, travailler son référencement, gérer son e-réputation, analyser ses statistiques… sans oublier de suivre les nouvelles fonctionnalités et les changements de comportement des utilisateurs.

Et puis l’intelligence artificielle est arrivée.

L’IA générative peut être une formidable alliée pour gagner du temps : trouver des idées, explorer un sujet, préparer un script vidéo, structurer une ligne éditoriale, améliorer un texte, décliner un contenu ou préparer un calendrier éditorial. Mais elle a aussi ajouté une nouvelle couche de complexité : quels outils utiliser ? Pour quoi faire ? Jusqu’où automatiser ? Comment gagner du temps sans produire la même communication aseptisée que tout le monde ?

Résultat, on passe des heures à bidouiller.

Là encore, l’outil ne remplace pas la stratégie. Demander à une IA de produire trente publications en quelques secondes n’a aucun intérêt si l’on ne sait pas à qui on s’adresse, ce que l’on cherche à obtenir et ce que l’on a réellement d’intéressant à raconter.

C’est toute l’approche que je développe lorsque j’accompagne les professionnels dans l’utilisation de l’intelligence artificielle appliquée à la communication : utiliser l’IA pour gagner en efficacité sans sacrifier la pertinence, la personnalité et l’humain.

Il n’a jamais été aussi facile de créer du contenu… alors pourquoi est-ce toujours aussi difficile ?

C’est l’un des paradoxes de notre époque. Techniquement, créer du contenu n’a jamais été aussi accessible. Canva permet de créer des visuels professionnels beaucoup plus rapidement. Un smartphone permet aujourd’hui de filmer avec une excellente qualité, à condition de maîtriser quelques règles de cadrage, de prise de son, de lumière et de montage, que nous travaillons notamment dans ma formation vidéo professionnelle sur smartphone.

L’intelligence artificielle accélère la recherche d’idées et certaines étapes de rédaction. Les plateformes elles-mêmes proposent toujours davantage d’outils de création. Pourtant, après toutes ces années de formation, j’entends toujours les mêmes difficultés : « Je ne sais pas quoi publier », « Je n’ai pas le temps », « Je publie mais je n’ai pas de résultats », « Est-ce que les réseaux sociaux me rapportent vraiment des clients ? ».

Cela montre bien que le véritable problème n’est pas de savoir produire du contenu. Il est de savoir quoi produire, pour qui, sur quel canal, avec quel objectif et comment déterminer ensuite si les efforts engagés ont réellement servi à quelque chose.

C’est pourquoi je recommande toujours de commencer par la stratégie plutôt que par l’outil. Avant de se demander quoi publier demain sur LinkedIn, il faut savoir quel résultat l’entreprise cherche à obtenir, quelles personnes elle souhaite toucher, quels sujets peuvent réellement les intéresser, quels médias sont pertinents et quels indicateurs permettront de mesurer les résultats.

Une fois ces réponses posées, LinkedIn, Instagram, Canva, l’IA ou la vidéo retrouvent leur véritable fonction : ce sont des outils au service d’une stratégie, pas une nouvelle liste de choses à faire.

Le véritable enjeu aujourd’hui : savoir piloter ses propres médias

Cette évolution pose une question beaucoup plus large aux entreprises et à leurs dirigeants. Les réseaux sociaux, le site internet, la newsletter ou les contenus ne sont plus de simples supports que l’on alimente parce qu’« il faut communiquer ». Ce sont progressivement devenus de véritables médias détenus par l’entreprise, capables de construire sa réputation, son image de marque, sa visibilité et sa capacité à attirer des clients.

Encore faut-il savoir les piloter.

On ne pilote pas une stratégie que l’on ne comprend pas. Un dirigeant n’a évidemment pas besoin de connaître la dernière fonctionnalité d’Instagram ni de savoir monter lui-même un Reel. En revanche, il doit comprendre suffisamment les enjeux pour fixer des objectifs, allouer les bonnes ressources, accompagner les personnes chargées de la communication et savoir ce qu’il attend réellement de ses investissements.

Même logique pour le responsable communication : publier régulièrement n’est pas une finalité. Il faut être capable de relier les actions menées aux objectifs de l’entreprise et de mesurer ce qui fonctionne. Le nombre de likes ou d’abonnés ne suffit pas. Les contenus touchent-ils les bonnes personnes ? Génèrent-ils du trafic, des prises de contact, des demandes de devis, des ventes, des candidatures ou des opportunités ? Renforcent-ils la crédibilité et la notoriété de la marque ?

Communiquer sans mesurer, c’est avancer sans tableau de bord.

La visibilité elle-même évolue. Les réseaux sociaux sont désormais aussi des espaces de recherche, ce qui oblige à réfléchir autrement à la manière dont les contenus sont conçus et trouvés. J’aborde notamment cette évolution dans mon article consacré au SEO sur Instagram et LinkedIn.

Ne pas former ses équipes a un coût

Dans certaines entreprises, la formation est encore perçue comme une dépense : quelque chose que l’on finance s’il reste du budget formation ou que l’on reporte lorsque les priorités opérationnelles prennent le dessus.

Mais le coût d’une formation est facile à identifier ; le coût de l’absence de compétences l’est beaucoup moins.

Combien coûte une année passée à publier sans véritable stratégie ? Combien représentent les dizaines ou centaines d’heures consacrées à produire des contenus qui n’atteignent pas les bonnes personnes ? Quel est le coût d’une campagne dont personne ne sait vraiment analyser les résultats ? Et surtout, quel est le manque à gagner lorsque l’entreprise reste peu visible pendant que ses concurrents construisent progressivement leur audience, leur réputation et leur crédibilité ?

Les entreprises qui travaillent sérieusement leur présence digitale depuis plusieurs années disposent aujourd’hui d’une longueur d’avance. Elles ont accumulé des contenus, développé une audience, appris à connaître leurs communautés et construit un capital de confiance. Elles bénéficient aussi de l’expérience acquise au fil des publications : elles savent mieux quels sujets intéressent leurs audiences et quels formats produisent des résultats.

Ce capital digital ne se construit pas en quelques semaines. Plus on attend pour structurer sa communication, plus l’écart avec ceux qui ont commencé tôt va devenir impossible à rattraper.

C’est pourquoi former un dirigeant ou faire monter une équipe en compétences n’est pas simplement une dépense de formation : c’est un investissement dans la capacité de l’entreprise à construire et piloter sa visibilité dans la durée.

Selon le statut de l’entreprise, du dirigeant ou du salarié, différentes possibilités de financement peuvent par ailleurs exister. Oulaoups est un organisme de formation certifié Qualiopi pour ses actions de formation et nos formations peuvent faire l’objet d’une prise en charge selon la situation : OPCO, FAF, FIFPL, France Travail ou CPF pour les parcours éligibles. Vous pouvez consulter l’agenda des prochaines formations Oulaoups ou me contacter pour étudier les possibilités adaptées à votre situation.

Peut-on simplement tout confier à une agence ?

Une bonne agence, un consultant ou un freelance apporte une expertise pointue, un regard extérieur et des ressources dont l’entreprise ne dispose pas en interne. Mais, externaliser sa communication ne signifie pas qu’il faut totalement en abandonner le pilotage.

Comment choisir une agence si personne dans l’entreprise ne comprend réellement les enjeux ? Comment évaluer la stratégie proposée ? Comment challenger une recommandation ? Comment savoir si les indicateurs présentés sont les bons ? Comment repérer des pratiques devenues obsolètes dans un environnement où les plateformes, les formats et les usages changent continuellement ?

Après des années passées à observer les pratiques des entreprises, je vois encore des comptes gérés selon des réflexes qui ne correspondent plus aux usages actuels des plateformes. Cela ne signifie évidemment pas que les agences ne sont pas compétentes. Beaucoup font un excellent travail. Mais une entreprise qui possède suffisamment de connaissances en interne est beaucoup mieux armée pour choisir ses prestataires, comprendre leur travail et mesurer la valeur qu’ils apportent.

Il y a également une réalité économique : tout externaliser — stratégie, rédaction, création graphique, vidéo, community management, publicité, reporting — peut rapidement représenter un budget conséquent. Le vrai sujet n’est donc pas d’opposer internalisation et externalisation, mais de déterminer ce que l’entreprise doit savoir faire et piloter en interne, et ce qu’elle a intérêt à confier à des spécialistes.

On peut déléguer l’exécution. On ne devrait jamais déléguer totalement la compréhension de sa propre communication.

Et si on arrêtait de confier toute la stratégie social media aux alternants ?

Il existe une autre pratique que je rencontre régulièrement : recruter un alternant ou un stagiaire et lui confier les réseaux sociaux avec l’idée qu’étant jeune, il ou elle saura forcément quoi faire sur Instagram ou TikTok.

C’est oublier qu’utiliser quotidiennement les réseaux sociaux et construire une stratégie pour une entreprise c’est très différent. Définir une stratégie social media demande de comprendre le positionnement de l’entreprise, ses objectifs commerciaux, ses clients, son marché, son image de marque, ses concurrents, sa ligne éditoriale, ses ressources et ses indicateurs de performance. Cela nécessite de prendre du recul, de faire des arbitrages et de pouvoir justifier ses choix.

Un alternant peut évidemment apporter beaucoup à une équipe. Mais il est, par définition, là pour apprendre. Le placer seul aux commandes de la stratégie, sans encadrement ni accompagnement, est rarement une bonne solution.

Le risque est double. Pour l’entreprise, qui investit énormément de temps dans la création de contenus sans avoir construit les conditions permettant d’obtenir des résultats. Et pour l’alternant, l’apprentissage peut rapidement se transformer en enfer.

Le rôle de l’entreprise est précisément inverse : donner un cadre, fixer des objectifs, former, accompagner et faire monter son collaborateur en compétences. C’est ainsi qu’un alternant peut progressivement devenir un excellent professionnel, et non en lui confiant seul une responsabilité qui nécessiterait normalement davantage d’expérience.

Faire monter ses équipes en compétences change la qualité des décisions

C’est probablement l’une des convictions les plus fortes que je retiens après toutes ces années : une équipe formée ne fait pas simplement « de meilleurs posts ». Elle prend de meilleures décisions.

Une personne qui comprend la stratégie social media sait davantage prioriser. Elle peut décider qu’un réseau n’est pas pertinent pour son entreprise plutôt que de s’épuiser à être présente partout. Elle sait analyser les statistiques pour arrêter ce qui ne fonctionne pas et renforcer ce qui fonctionne. Elle peut utiliser Canva, la vidéo ou l’intelligence artificielle pour gagner du temps sans perdre la cohérence de la marque. Elle est également beaucoup plus pertinente lorsqu’elle travaille avec un prestataire, puisqu’elle est capable de comprendre, challenger et mesurer les recommandations qui lui sont faites.

C’est là que la formation prend tout son sens. Elle ne consiste pas seulement à apprendre où cliquer dans LinkedIn ou à découvrir les dernières fonctionnalités d’Instagram. Elle permet de développer une autonomie, une capacité d’analyse et une méthode de travail qui restent utiles même lorsque les outils changent.

C’est de là qu’est née ma formation signature

Après plus de 1 800 professionnels formés et accompagnés, j’ai eu envie d’aller au bout de cette logique en construisant la formation que j’aurais aimé suivre lorsque j’étais moi-même chargée de communication.

Pas une formation supplémentaire pour apprendre uniquement à publier sur LinkedIn, Instagram ou Facebook, mais un véritable parcours permettant de relier stratégie social media, ligne éditoriale, création de contenus, Canva, intelligence artificielle, visibilité, e-réputation et analyse des résultats.

C’est ainsi que j’ai repensé ma formation certifiante Communiquer sur les réseaux sociaux pour promouvoir son entreprise.

L’objectif n’est pas de repartir avec une accumulation de connaissances ou des dizaines de slides que l’on ne rouvrira jamais. Il est de repartir avec une stratégie adaptée à son activité, une méthode de travail, des compétences directement applicables et un plan d’action concret que l’on sait ensuite piloter.

Le parcours intègre notamment la stratégie social media, la création d’une ligne éditoriale, LinkedIn, Instagram et Facebook, Canva, l’intelligence artificielle, la visibilité, l’e-réputation et l’analyse des résultats. Cette approche transversale correspond davantage à la réalité actuelle du métier : ces compétences ne fonctionnent plus isolément, elles doivent être pensées comme un ensemble.

Et parce que les besoins, les contraintes et les façons d’apprendre diffèrent, plusieurs modalités sont proposées afin d’adapter le niveau d’accompagnement à chaque situation.

Découvrir la formation certifiante Communiquer sur les réseaux sociaux pour promouvoir son entreprise

14 ans plus tard, une conviction reste

Si je pouvais revenir voir la chargée de communication que j’étais à mes débuts, je ne lui donnerais pas une liste d’outils à maîtriser. Je lui dirais surtout d’apprendre à comprendre, choisir et piloter sa communication.

Car les outils changent, les plateformes évoluent et l’IA transforme nos métiers. Mais les fondamentaux restent : savoir pourquoi on communique, à qui, avec quels moyens et pour quels résultats.

C’est aussi pour cela que je crois autant à la formation : non pas pour devenir expert de tout, mais pour gagner en compétences, en autonomie et prendre de meilleures décisions.

Après 14 ans, ma conviction reste la même : il ne s’agit pas d’en faire toujours plus, mais de mieux comprendre ce que l’on fait pour mieux le faire.

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